Ce mercredi 22 septembre, le championnat reprenait ses droits, ce qui est rare en semaine. Si certains clubs voulaient confirmer leur bonne dynamique comme les Lyonnais battus dans les ultimes secondes au Parc des Princes, ou encore les hommes de Jorge Sampaoli qui talonnent le PSG en ce début de championnat, d’autres voulaient à tout prix stopper l’hémorragie. En effet, Saint-Étienne, Brest ou encore Metz sont à la quête de leur premier succès cette saison. Nous attendions également une réaction de certains européens à la traîne. L’AS Monaco, le Stade Rennais et le LOSC ont ils répondu à ces attentes ? Buts, spectacles et rebondissements sont au programme de cette soirée.

Le top : Le chant des six-Rennes

Sur une série de trois défaites consécutives et avec seulement trois buts inscrits en six journées, Rennes en a planté le double en 90 petites minutes. Face à une équipe clermontoise remaniée (pas moins de 6 changements à dénombrer), la formation rennaise a étalé tout son talent offensif pour glaner un succès ô combien important. Dès l’entame du match, les offensives sur les cages d’Arthur Desmas se multiplient et le gardien doit s’employer pour sortir une tête à bout portant de Martin Terrier. Après un superbe centre de Bourigeaud, Jonas Martin vient placer une superbe tête croisée au fond des filets. Une récompense pour le milieu rennais qui disputait ses premières minutes cette saison, après une longue blessure à la cheville qui l’avait tenu éloigné des terrains depuis le mois d’avril. Cinq minutes plus tard, le capitaine rennais délivre une autre passe décisive pour son buteur qui, bien aidé par le portier adverse, donne un avantage serein à la pause.
Redoutables d’efficacité, les hommes de Bruno Genesio prennent le large par l’intermédiaire d’un doublé de Kamaldeen Sulemana en l’espace de deux minutes. Pour régaler encore plus son public, le nouvel attaquant Gaëtan Laborde, puis le génie Flavien Tait sur une superbe frappe, inscrivent tous deux un autre but, contribuant ainsi au festival offensif de leur équipe. Finalement, l’équipe bretonne s’est rassurée après un nul de prestige face à Tottenham, mais doit maintenant confirmer par la suite. Coté clermontois, c’est un coup d’arrêt brutal après un début de saison plutôt réussi, les Auvergnats pointent à la cinquième place du classement. Ce match permet aux gagnants de la Coupe de France 2019 de montrer encore une fois qu’ils sont une équipe portée vers l’attaque, envoyant ainsi un signal fort à leurs prochains adversaires.

Le flop : Triple peine, double poteau

Que l’horizon fut triste sans les Corons… Les « Sang et Or » auraient bien eu besoin du douzième homme contre Strasbourg, surtout lors des 40 dernières minutes, après l’exclusion de Danso. Les supporters lensois, privés de stade après les incidents lors du derby du Nord dimanche dernier, n’ont pu que constater, impuissants devant leur télévision, le manque de réalisme de leur équipe. Comme si le préjudice n’était pas suffisamment lourd, les Lensois n’avaient pas la réussite avec eux, comme le prouve l’ultime action de Sotoca à la 94e minute de jeu, dont la frappe vient échouer sur les deux poteaux de Matz Sels, avant que le belge ne capte un nouveau tir.
Julien Stéphan avait aligné un 4-3-3 pour Strasbourg, privé de Jean-Ricner Bellegarde et de Moïse Sahi blessés, titulaires lors des six premières journées. En face, c’est un 3-5-2 bien plus offensif, les Lensois ont largement dominé la première période en conséquence. Les Alsaciens ont pêché pour ressortir le ballon et ont dû se reposer sur de moroses contre-attaques, espérant ainsi un exploit du trio Diallo-Gameiro-Ajorque. Mais tout bascule à la 50e minute, avec l’expulsion directe de Kevin Danso, après avoir percuté avec ses crampons le genou de Caci lors d’un dégagement. Changement de rôle, puisque le bloc lensois recule rapidement et Ludovic Ajorque trouve la faille de la tête quinze minutes plus tard sur le seul tir cadré strasbourgeois de toute la rencontre. Lens n’abdique pas, mais sans soutien, sans les Saints, ça ne donne rien. Première défaite pour les Nordistes qui demeurent 4e au classement, tandis que leur adversaire revient à deux points du podium.

Le fait marquant : Le choc des Christophe

Reçu 3 sur 3 au Moustoir après Monaco et Lille, les Lorientais nous ont livré un rude combat ce mercredi et sont allés battre les Aiglons de l’OGC Nice. Le choc des Christophe (Galtier et Pélissier) aura donc tourné à l’avantage des Merlus grâce à une superbe frappe de Thomas Monconduit à l’entrée de la surface de réparation, suite à une combinaison sur coup franc. (23e). Pendant ces 90 minutes, les niçois n’auront jamais trouvé la faille face à Paul Nardi et sa défense. Les hommes de Pélissier n’ont rien laissé aux Aiglons en 1e période avec un gros pressing, un bloc haut et une projection vers l’avant efficace. La relance niçoise étant constamment en difficulté face à l’intensité lorientaise, leur mauvaise entame les a suivies pendant les 45 premières minutes. Tandis que dans le deuxième acte, le manque de justesse et la précipitation des Aiglons aura facilité le travail défensif lorientais.
Bien que les hommes de Christophe Pélissier n’avaient plus l’énergie pour rééditer les mêmes efforts, ils sont restés solides et on fait face à la réaction niçoise. À noter le face à face de Gouiri qui fuit le cadre (40e), tout comme son pénalty peu avant l’heure de jeu (son deuxième échec en 2 matchs) ou encore la barre d’Andy Delort face au but vide (67e). Trois énormes occasions de revenir dans le match, même si deux d’entre elles sont provoquées par la maladresse lorientaise. En fin de match, les Niçois vont pousser et même terminer à 11 contre 10 après l’exclusion du jeune défenseur Jenz (70e) suite à deux interventions grossières. La dernière frappe de Delort à la 87e permet à Paul Nardi de confirmer son clean-sheet et surtout de mettre en avant la très belle prestation merlue.
Première défaite donc pour Christophe Galtier après un début de saison en fanfare, son 4-4-2 sans l’envie habituelle s’est heurté à un collectif décomplexé et solidaire. Trois victoires en autant de matchs au Moustoir pour Lorient qui recevra Clermont le 3 octobre pour sa prochaine rencontre à domicile.

La phrase

« L’arbitre a manqué de discernement, et on a tous constaté la Paris mania avec ses coups de sifflet faciles pour le PSG »– Frédéric Antonetti après Metz – PSG
C’est un Frédéric Antonetti remonté qui s’est présenté devant les journalistes, d’abord en zone mixte, puis en conférence de presse mercredi soir après la défaite 1-2 face au PSG. L’entraîneur des Grenats a « disjoncté », tels sont ses mots, après l’exclusion d’un de ses joueurs. À la 91e minute de jeu, le défenseur Dylan Daniel Mahmoud Bronn retarde la reprise du jeu des Parisiens en dégageant le ballon avant un coup-franc. Sanctionné d’un avertissement pour une faute sur Mbappé à la 73e, il en reçoit un second pour comportement antisportif et est donc exclu par Jérémie Pignard. Antonetti s’emporte alors, exaspéré par ce qu’il clame être « une injustice » et est à son tour envoyé en tribune. Un comportement inacceptable, mais compréhensible, quand on sait que Kyllian Mbappé a chambré Alexandre Oukidja sur le second but du PSG. Une tension liée à un lob tenté par le parisien sur celui-ci, alors qu’il devait redonner le ballon par fair-play après la blessure d’un messin, et sans recevoir d’avertissement. Le débat éternel remettant en cause l’impartialité des arbitres lorsqu’un « petit » affronte un « gros » reste plus que jamais ouvert.

Le chiffre : 23

Comme le nombre de buts inscrits lors du multiplex de 19 heures… En seulement 5 matchs. Cette avalanche de buts est assez inhabituelle lorsqu’on parle Ligue 1 ces dernières saisons, mais elle se révèle être une agréable surprise pour l’ensemble des supporters. Ces derniers ont ainsi pu notamment assister à une rencontre plaisante entre Bordeaux et Montpellier qui s’est soldée sur un score de parité (3-3), mais aussi à la démonstration rennaise et la seconde victoire consécutive de Nantes face à Brest.

Les hommes du week-end

Paris peut le remercier, car sans lui la victoire aurait été plus que laborieuse. On parle bien ici d’Achraf Hakimi, le latéral droit marocain qui s’est offert un doublé dont un superbe enchaînement à la toute dernière seconde du match, crucifiant ainsi les Messins. Déjà influent dans le jeu parisien, l’ancien joueur de l’Inter Milan témoigne une nouvelle fois du fait qu’il est un élément indispensable pour l’équipe.
Déjà évoqué précédemment, Valère Germain est en pleine renaissance, la preuve avec un doublé. Il porte donc son compteur à 3 buts en autant de matchs. Avec Marseille, il n’avait pas dépassé ce total en 43 matchs. L’inépuisable Wissam Ben Yedder y est allé aussi de son doublé. Enfin, Benjamin André, le moteur de ce LOSC, mérite lui aussi. Il a livré un match plein, entre relances, projection vers l’avant et très gros travail défensif. Il est à l’origine du but de Jonathan David et vient couper le corner de Burak Yilmaz au premier poteau pour inscrire son 1er but de la saison. Il a apporté son expérience en fin de match, son volume de jeu inépuisable et bien entendu beaucoup proposé offensivement. Le tuteur parfait pour lancer le très jeune Amadou Onana, auteur lui aussi d’une belle première.

Crédits photos : Ouest France, Eurosport, Le 11 Lensois, Foot National, Made in Foot, Onze Mondial et Foot Mercato

Augustin Anuset, Nathéo Dillenseger & Germain Davila – 26 septembre

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