Avec trois représentants en Euroligue cette saison (ASVEL, Bourges et Basket Landes), le basket féminin français se porte plutôt bien. Alors que la phase régulière est terminée, Basket Landes n’a rien pu faire pour empêcher Bourges d’être leader dans la dernière ligne droite. Cette équipe compte dans ses rangs des jeunes prometteuses et parmi elles, Mila Marquet, ailière forte. Âgée de 19 ans, Mila s’est posée pour évoquer son rôle dans l’équipe, ses axes de progression et sa joie de côtoyer de très grandes joueuses. Tout ça avec un accent typiquement landais, forcément…

Mila Marquet est une joueuse de 19 ans, née à Mont-de-Marsan dans les Landes. Malgré une maman basketteuse, on ne peut pas dire que la balle orange soit une vocation pour Mila. Ce n’est que bien plus tard qu’elle se rendra compte de l’opportunité que le basket représente pour elle. En U15, elle rejoint Basket Landes, le club phare de la région. Pour sa première année au club, elle devient championne de France. Poursuivant sa progression, Mila intègre la saison passée l’effectif professionnel comme partenaire d’entraînement et totalisa 9 apparitions en match toutes compétitions confondues. Cette saison, Mila découvre l’Euroligue et l’excitation des matchs de haut de tableau en LFB.

Un mot pour te décrire ?

Mila Marquet : Enthousiaste. Je suis joyeuse et j’aime toujours voir des potes, sortir.

Actuellement, voir ses amis est plus compliqué, comment vis-tu tout cela ?

M.M : C’est vrai que c’est plutôt compliqué, on a la même routine entre les cours et le basket. Après, ça ne m’empêche pas de voir des potes de temps en temps, ce qui permet de changer d’air, mais c’est vrai que c’est un peu difficile. Avant, on arrivait à s’évader, à voir d’autres choses. Mais là, en plus du couvre-feu, on a le temps de rien faire puisque l’on termine l’entraînement vers 18 h ou même plus tard. Mais bon, on s’adapte, on n’a pas le choix !

À quel moment as-tu compris que le basket allait vraiment devenir sérieux pour toi ?

M.M : Il n’y a pas si longtemps que ça en fait. Finalement, ça s’est fait un peu malgré moi. Je m’en suis rendu compte l’année dernière quand j’ai intégré le groupe pro en tant que partenaire d’entraînement. Là, je me suis que j’arrive à un stade où le niveau est élevé, donc pourquoi pas en faire quelque chose plus tard.

Comment s’est faite ton arrivée à Basket Landes ?

M.M : J’ai été repérée par le club puisque j’évoluais en équipe des Landes. C’était une première étape. Ensuite, je devais normalement intégrer l’équipe minime France, mais à cause d’une blessure pendant l’été, j’ai d’abord attaqué la saison avec l’équipe minime Région du club. Au fur et à mesure, j’ai rejoint l’équipe minime France, puis le centre de formation. Là je suis encore au centre, je termine cette année. J’avais deux ans espoirs et je suis dans ma dernière année, donc je quitte le centre de formation en fin de saison.

L’année dernière, tu effectuais tes premiers pas en équipe première. Te souviens-tu de ce moment où tu apprends ta première convocation ?

M.M : En fait, ce n’était pas une grande annonce non plus même si ça m’a fait très plaisir. C’était la coach (NDLR : Julie Barennes) qui a fait une réunion au cours de laquelle elle décidait de prendre plusieurs joueuses en tant que partenaires d’entraînement. Ensuite, mon intégration dans l’équipe s’est faite progressivement.

Le fait que l’équipe joue cette saison l’Euroligue peut aussi te permettre, au travers notamment des déplacements, d’intégrer toute cette culture de la performance…

M.M : C’est vrai que j’ai fait le premier déplacement en Euroligue à Sopron en Hongrie (NDLR : le 22 janvier). Mais c’est plaisant, c’est vraiment une chance de pouvoir voyager avec elles, de découvrir de nouveaux pays. Même si au fond, on n’a pas vraiment découvert ces derniers temps vu qu’on était un peu cloîtrées puisque lors des déplacements en Euroligue, les équipes créent une bulle afin d’éviter la propagation du virus dans les pays où elles se déplacent.

« Pourquoi pas en faire quelque chose plus tard »

Quelles sont tes axes de progression pour te permettre d’évoluer ?

M.M : Premièrement, c’est mon aspect physique. Ça me porte préjudice en ce moment et même depuis longtemps. Après, à mon poste, je dois m’améliorer dans le jeu posté, car ce n’est pas quelque chose que je maîtrise forcément et dans lequel je ne suis pas totalement à l’aise. Ensuite, le tir en général, que ce soit à 4/5 mètres ou alors à 3 points. Et puis le tir, c’est quelque chose que l’on doit toujours améliorer de toute façon.

Comment arrives-tu à concilier les études et le sport ?

M.M : L’année dernière, quand on m’a proposé de devenir partenaire d’entraînement des professionnelles, je n’avais pas beaucoup de choix au niveau des études puisqu’à Mont-De-Marsan, il n’y a pas de faculté. Il n’y avait que des BTS ou des IUT orientés sur la science, alors que j’ai un Bac ES. J’ai attaqué un BTS Support à l’Action Managériale, mais rapidement, je me suis rendue compte que ce n’était pas fait pour moi. Cette année, j’ai débuté un BTS diététique, qui se fait par correspondance et sans horaires aménagés, puisque je n’ai pas le statut de sportive professionnelle. Par contre, j’ai demandé de passer les examens en plusieurs fois. Finalement, Covid ou pas, ça ne change pas grand-chose, je suis chez moi pour les cours.

Ces derniers mois, tu as intégré à plusieurs reprises le groupe France -20 ans. Ce doit être un sentiment particulier à chaque fois…

M.M : Oui j’ai été rappelée (NDLR : lors du rassemblement à Voiron début février) après la blessure de Kendra (NDLR : Chery sa coéquipière en club). C’est cool de pouvoir participer à ce genre de stages, même s’il a été un peu écourté à cause de la Covid.

Une compétition en vue avec les Bleuettes ?

M.M : Oui il y a en a une de prévue en juillet, du 6 au 13, à Sopron. Ensuite pour les rassemblements on n’a pas plus d’informations, il va falloir voir comment évolue la situation sanitaire.

Avais-tu des idoles lorsque tu étais jeune ?

M.M : Je regardais beaucoup Sandrine Gruda (NDLR : plus de 2000 points avec les Bleues, présente lors de toutes les récentes performances de l’équipe de France). C’est une des joueuses que j’aimais bien. Mais ce n’est pas forcément quand j’étais petite, c’est venu plus tard. Quand j’étais vraiment jeune, je n’étais pas forcément fan de basket non plus. C’est venu au fil du temps, au fil des souvenirs que je me suis fait.

Quels sont tes prochains objectifs avec Basket Landes dans les semaines et mois à venir ?

M.M : C’est difficile à dire, car avec les pros, c’est compliqué de se fixer des objectifs. Je suis là pour apprendre, je sais très bien que le temps de jeu est compliqué à obtenir, surtout à mon poste. Mais oui, pourquoi pas essayer de faire plusieurs feuilles de match en plus, puis on verra le temps de jeu en fonction de l’adversaire, de ce que je fais à l’entraînement. Au moins essayer de faire le banc plus souvent, ce serait l’objectif. Je suis dans une optique de prendre tout ce que l’on me donne.

Crédits photos : Basket Landes et Just A Pics

Thomas Palmier – 18 avril

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