L’histoire était écrite, ou presque, pour assister à une nouvelle finale de Grégoire Barrere, la coqueluche du Play In Challenger de Lille. Alors que le premier est potentiellement en route vers un triplé, le second finaliste a un parcours diamétralement opposé puisqu’il est issu des qualifications. Dans le même temps, c’est une paire française qui s’est adjugé le titre en double, en ouverture d’un samedi riche en émotions.

Jamais deux sans trois ?

Il est considéré comme le maître des lieux et pour cause, Grégoire Barrere n’est autre que le double tenant du titre ici au Play In, édition 2020 exclue puisque annulée. Après avoir tremblé contre Jonas Forejtek au tour précédent, le défi s’annonçait tout aussi important face à son compatriote Maxime Janvier (24 ans, ATP 219), qui fut parmi son groupe d’entraînement au CNE dans sa jeunesse. Dès le début, Barrere peine à rentrer dans sa rencontre et se fait breaker rapidement, il lui faudra attendre le cinquième jeu pour effacer ce retard. Sur l’aspect psychologique, Janvier semble jouer avec les nerfs de son adversaire comme en prenant du temps au changement de côté pour refaire son grip, ou encore lorsqu’il demande un medical time, ce qui semble perturber Gregoire Barrere. Ce dernier concède la première manche et ira jusqu’à être mené 6-4/5-2, avant de se reprendre et de profiter d’une baisse de régime aussi bien physique que mentale de son adversaire.
Finalement, au terme d’un long combat, Barrere se qualifie pour la finale (4-6/7-5/6-2) et retrouvera le jeune téméraire belge Zizou Bergs pour s’octroyer peut-être son 3e titre. « J’ai réussi tactiquement à servir plus lentement et jouer moins haut, il n’a quasiment pas mis un retour au 3e set, je ne faisais que des slices et des kicks ce qui l’a perturbé. Il avait moins de balles vers lui pour envoyer des lattes. Dans la tête comme physiquement je savais que j’étais capable de profiter de ça » a-t-il admis à notre micro. Il faudra qu’il se surpasse pour venir à bout de ce Belge issu des qualifications et pressenti pour s’imposer, le combat sera haletant à suivre ce dimanche.

Bonzi/Hoang, seul on va loin mais ensemble on est plus fort

Souvent, le double peut être considéré comme une consolation du simple quand celui-ci n’est pas abouti pour certains joueurs. Ce pourrait être le cas ici avec Benjamin Bonzi et Antoine Hoang, respectivement classés 167e et 166e mondiaux en double, amis de longue dates qui commencent à se connaître. En effet, leur premier tournoi ensemble remonte à 2016 et un tournoi future à Oldenzaal (NED) qui s’était soldé par une finale, « c’était pas beau de mémoire ! » se souvient Benjamin, le sourire aux lèvres.
Ici à Lille, ce fut également une finale pour les deux tricolores, qui ont affronté Dan Added et Michael Geerts (FRA/BEL), tombeurs des têtes de série 2 du tableau de double. D’entrée, le jeu est en place pour Bonzi et Hoang, aussi bien solides sur le retour qu’à la volée. En face, difficile pour le duo franco-belge de se mettre dans le rythme, le premier set est expéditif (6-3). Le second le sera tout autant, aucune faille n’est exploitable du côté de la paire tricolore qui soulève le trophée non sans mal, après avoir sauvé des balles de matchs en demi-finale.  Je pense que l’on est tout de suite bien rentrés dedans, on a fait la course en tête dans les 2 sets et il y avait plus de confiance de notre côté que du leur. Benjamin a très bien joué, j’ai fait aussi une bonne partie, notre cohésion d’équipe est très bonne et dès qu’on met de l’intensité, c’est bien, ça s’est bien goupillé aujourd’hui » analyse Antoine à notre micro. Ce titre pourra certainement servir de base de travail dans la perspective de la saison sur terre battue qui approche, et qui sait une paire Bonzi / Hoang à Roland Garros ? L’avenir nous le dira.

Dunlop et Lille, une belle histoire prolongée de 3 ans

À l’occasion du Play In Challenger, un des événements majeurs du club organisateur, Dunlop affirme plus que jamais sa présence et honore son partenariat avec le TC Lillois. Rodrigo Carcamo, responsable commercial de la marque dans le Nord de la France. « C’est une marque historique qui revient dans la cour des grands, donc c’est important de travailler avec des Challengers et des clubs comme le TC Lillois qui ont une excellente image » nous confie-t-il. Concrètement, cela se traduit de plusieurs manières notamment sur ce tournoi comme l’explique Rodrigo. « Nos balles sont utilisées sur le tournoi et on a notamment un atelier cordage, les joueurs sont très satisfaits et en temps normal, nous aurions pu rencontrer la famille tennis, que ce soit les moniteurs ou les présidents de club », malheureusement le huis clos empêche Dunlop de pouvoir rencontrer ces personnes. Cependant, le renouvellement du contrat qui lie le TC Lillois, Dunlop et Intersport Lomme permettra certainement de palier à ce manque sur les prochaines éditions du Play In Challenger.

Crédits photos : © Laurent Sanson / Play In Challenger

Pavel Clauzard – 28 mars

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