À Imola, le grand prix d’Émilie-Romagne sur le circuit Enzo et Dino Ferrari a vu Mercedes être titré une 7e fois consécutive, un record absolu pour un constructeur. Lewis Hamilton l’a emporté, il a décroché sa 93e victoire en carrière devant son coéquipier Valtteri Bottas et l’australien Daniel Ricciardo. Un week-end marqué notamment par une seule séance d’essai libre le samedi, ne laissant que très peu de temps aux écuries pour trouver les bons réglages. Certains fans et pilotes comme Max Verstappen s’attendaient à une course avec peu de dépassements au vu de l’étroitesse de la piste. Finalement, personne n’a été déçu.

Le film de la course

À l’issue de la séance de qualifications du samedi après-midi, c’est Valtteri Bottas qui prend la pole, juste devant Lewis Hamilton et Max Verstappen. Derrière, en 4e position, le meilleur des autres n’est autre que le français Pierre Gasly avec son Alpha Tauri, suivi de Ricciardo, Albon, Leclerc et Kvyat. En cinquième ligne se trouvent les deux McLaren de Norris et Sainz. Sergio Perez seulement onzième devant Ocon, Russell, Vettel, Stroll, Grosjean, Magnussen et Räikkönen. Quant à la dernière ligne, elle est composée de Latifi et le domicile du GP, Giovinazzi.
Les feux s’éteignent, et dès premier virage, Verstappen passe directement deuxième devant Hamilton. Le départ est globalement mouvementé, Magnussen part en tête-à-queue tandis que Giovinazzi prend un superbe envol et se retrouve 14e. Sebastian Vettel casse un bout d’aileron avant. Ce dernier élément aura son importance puisqu’au tour suivant, le leader Valtteri Bottas roulera dessus et endommagera son fond plat. La course suit son cours et les positions commencent à se figer sauf pour le malheureux Pierre Gasly, alors cinquième, qui doit abandonner en raison d’un souci de pression hydraulique.
Tour 18, Red Bull tente l’undercut avec son pilote n°1 pour dépasser Bottas au jeu des arrêts aux stands. Mercedes est alors obligé de faire rentrer son pilote finlandais pour couvrir la stratégie de Verstappen. De leur côté, Hamilton et ses ingénieurs tentent un coup de poker : ils veulent pousser le relais de l’anglais le plus loin possible et ainsi lui permettre de repasser ses adversaires en fin de course. Derrière, en milieu de peloton, la bataille est musclée entre Magnussen qui voit revenir dans ses rétroviseurs Ricciardo puis Leclerc et Albon qui offriront un tour 28 de folie, avec des tentatives de dépassements dans presque tous les virages. Le tour suivant sera le tournant de la course. Tout comme son compatriote Pierre Gasly, Esteban Ocon doit lui aussi abandonner en raison d’un problème mécanique. La virtual safety car est déployée et le régime des pilotes est donc réduit de 40 %, ce qui permet à Hamilton de s’arrêter au stand et de ressortir premier.

À 20 boucles de la fin, Bottas sort trop large avec sa monoplace handicapée et Verstappen en profitera quelques virages plus loin pour s’emparer de la deuxième place du podium provisoire. Provisoire, puisque lui aussi devra abandonner peu après, pour cause d’explosion de son pneu arrière droit. Cette fois-ci, c’est la vraie safety car qui est déployée et pendant son relais, George Russell commet une bévue et finit dans le mur, alors qu’il essayait de faire chauffer ses gommes et qu’il tenait là son premier point de la saison. Une fois la course relancée au tour 58, Alexander Albon part en tête-à-queue tout seul et un pilote va s’illustrer un remontant de la 7e à la 4e place. Il s’agit de Daniil Kvyat, alias « Torpedo ». (la torpille)
Finalement, la course se termine une nouvelle fois avec un doublé Mercedes et un deuxième podium en trois courses pour Daniel Ricciardo. Au pied du podium, Kvyat signe son meilleur résultat de l’année. Il termine devant Leclerc, Perez, Sainz, Norris et les deux Alfa Roméo de Räikkönen et Giovinazzi qui auront su manœuvrer parfaitement pour ramener de précieux points.

Les tops / flops

Lewis Hamilton rentre encore un peu plus dans l’histoire avec sa 93e victoire en carrière. Il aura eu de la réussite pour finir sur la plus haute marche du podium. Même sans la virtual safety car et grâce à sa stratégie, il aurait pu aller chercher la victoire à la régulière. À noter aussi l’excellente performance du pilote russe Daniil Kvyat, qui montre enfin du bon dans cette saison très compliquée pour lui. Cela faisait bien trop longtemps qu’il n’avait pas été autant incisif dans ses courses. Daniel Ricciardo et Renault confirment une nouvelle fois qu’ils sont au rendez-vous et que ce sont bien eux la troisième force du plateau actuellement. Rien à redire sur la course de l’australien, qui aura su être juste et faire les bons choix tactiques. Tout comme Alfa Roméo qui place pour la première fois de la saison ses deux voitures dans les points lors d’une même course.
Du côté des flops, Lance Stroll, comme pour le week-end dernier, n’a jamais été dans le coup. Il semble patiner en cette fin de saison et n’arrive plus à décrocher de gros points comme en début d’année. Le constat est le même pour Alex Albon, qui voit de plus en plus planer l’ombre d’un possible départ au sein de l’écurie autrichienne. Il a tenté tant bien que mal de s’accrocher dans le top 10, mais il a commis une erreur fatale au pire des moments. Une équipe a déçu aussi ce week-end et semble avoir un coup de moins bien, il s’agit de McLaren. Autrefois aux portes du podium, l’écurie de Woking descend peu à peu dans la hiérarchie, il faudra faire attention lors du prochain grand prix.

Un retour attendu à Istanbul

Le technique circuit de l’Istanbul Park retrouvera la Formule 1 après 9 ans d’absence au calendrier. Marquée notamment par l’accrochage entre Vettel et Webber en 2010 et la domination de Felipe Massa de 2006 à 2008, la piste célèbre pour son virage numéro 8 (un quadruple gauche) sera sans doute éprouvante les gommes Pirelli. De l’époque où ce circuit était encore au programme, il ne reste que les expérimentés du plateau, à savoir Kimi Räikkönen, Sebastian Vettel, Lewis Hamilton et Sergio Perez. Son retour ravit autant les fans que les pilotes, qui découvriront pour la plupart ce circuit éprouvant. La course sera probablement intéressante à suivre avec ces monoplaces bien plus imposantes qu’avant.

Rendez-vous dans 10 jours pour le grand prix de Turquie, dernier des circuits revenants cette saison.

Crédits photos : Essentially Sports, La Nouvelle République, F1only et Mototribu

Kelman Marti – 6 novembre

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