Tout comme de nombreuses disciplines, la natation est partiellement mise sous cloche hormis les professionnels, même si la tenue d’événements internationaux voire nationaux est plus que compliquée. Les jeunes talents français sont tels des lions en cage, ils attendent leur tour derrière les stars comme Florent Manaudou ou encore Mehdy Metella. C’est le cas de Sergueï Comte, 20 ans, qui se fait petit-à-petit sa place dans l’optique de Paris 2024. Nous participons à son éclosion en vous le présentant.

Portrait

Nom : Comte
Prénom : Sergueï
Âge : 20 ans
Région : Auvergne-Rhône Alpes
Club : Racing Club Bron Décines Natation
Taille : 178 cm
Poids : 72 kg
Spécialités : Nage libre et papillon
Record personnel : 22 sec 48 sur 50 m nage libre

Pour compléter cette introduction, découvrez Sergueï en interview avec notamment sa pratique de la gymnastique, son plus beau souvenir en course ou encore des conseils qu’il prodigue aux jeunes nageurs

Si tu devais te décrire en 3 adjectifs…

Sergueï Comte : Attentionné, passionné et actif.

Tu es né en Russie puis tu es parti vivre en France à l’âge de 6 ans. As-tu encore des souvenirs de ce pays ?

S.C : Non, j’ai tout laissé derrière moi, je n’ai plus aucun souvenir.

Plus jeune, tu as pratiqué la gymnastique. En quoi est-ce cela t’aide en natation aujourd’hui ?

S.C : Oui effectivement, de 6 ans à 10 ans j’ai fait de la gym. Alors niveau souplesse, je suis largement meilleur que d’autres nageurs, ce qui m’avantage dans les virages surtout. De plus, en gymnastique, on développe la réactivité, et lorsque j’ai dû commencer la natation, avec ma morphologie développée en gymnastique, cela m’a permis d’avoir des avantages dès le début. Et puis ça m’a aussi permis d’avoir une bonne coordination. Ça m’aide encore aujourd’hui, surtout en papillon où cette coordination entre les bras et les jambes est importante.

Les J.O de Tokyo ayant été décalés, te sens-tu capables d’aller chercher une qualification en individuel pour 2021 ?

S.C : Aller chercher une qualification en individuel reste encore très difficile. C’est un temps qu’il faut réaliser et la natation est un sport sur le long terme. Je sens que je n’ai pas encore atteint mon niveau maximal. Pour ça, il me faudra du temps et des années pour y arriver !

Quelle fut ta plus belle course ?

S.C : Ma plus belle course ? J’hésite entre ma finale au championnat d’Europe juniors à Helsinki où je suis arrivé 7e en battant mon record personnel au 100 m papillon. Ou alors les championnats de France élite en 2018 où je suis champion de France toutes catégories au 50 m papillon.

Il y a 1 an, la 1e saison de l’ISL a eu lieu. Pour toi, prendre part à cette compétition serait-il un objectif ?

S.C : C’est sûr que ça pourrait être un grand objectif. Faire partie d’une Team au niveau international pourrait être sympa. Encore une fois, ça viendra avec le temps. C’est sûr que l’ambiance, les personnes et le plateau donnent déjà envie.

« Je sais que je n’ai pas encore atteint mon niveau maximal »

En parlant de l’ISL, qui a pour but de médiatiser la natation, trouves-tu que cette dernière est un sport suffisamment médiatisé ?

S.C : La fameuse question… Pour ma part et je pense que pour la plupart des nageurs aussi, la natation n’est pas assez médiatisée. C’est sûr que c’est moins télévisuel que le football…

As-tu une idole dans le monde de la natation et si oui, en quoi est-ce qu’elle t’inspire ?

S.C : Je ne peux pas dire que j’ai une idole précise, je m’intéresse un peu à tous les grands champions sprinteurs comme Manaudou, Peaty ou encore Dressel. Je m’intéresse surtout à leurs exploits extraordinaires.

Aujourd’hui, on te considère comme l’un des nageurs qui incarnent le futur de la natation française. Ressens-tu une certaine pression quand tu entends ça ?

S.C : Une certaine pression ? Non du tout. Si à mon tour je peux inspirer des jeunes, ce ne sera que du bonheur. Ce n’est pas forcément une pression, mais plutôt une fierté.

Quel est ton plus grand rêve en tant que nageur ?

S.C : Je n’ai pas réellement de grand rêve, je vis au jour le jour, objectif par objectif, palier par palier, et on verra jusqu’où cela m’emmènera.

Si tu devais un conseil à un jeune nageur qui dispute pour la première fois les championnats de France, qu’est-ce que ce serait ?

S.C : Surtout fais-toi plaisir, tu n’as rien à perdre, tu es avec les grands. Un jour, ce sera sans doute toi le grand. Donc laisses toi le temps de progresser, et ne brûle pas des étapes, surtout ne te mets pas de pression. Tu es encore jeune et tu as encore beaucoup de temps pour réaliser tes rêves.

Crédits photos : Sergueï Comte, Racing Club Bron Décines Natation, Aremiti et Swimpics_4u

Léo Baudry – 1 novembre

(5 commentaires)

    1. Bonjour, n’hésitez pas à nous donner votre nom et le lien de vos productions que nous nous chargions de régler cette injustice. Nous sommes navrés en tout cas … 😦

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