La rentrée a été difficile ? Nous avons ce qu’il vous faut ! Aujourd’hui, les Reporters Incrédules vous proposent un voyage au Pays Basque. Cette région culturelle et historique à cheval entre le sud-ouest de la France et le nord-est de l’Espagne regorge de pratiques sportives typiques en tout genre. Le sport ne fait pas exception puisque qu’il n’y a (presque) qu’au Pays Basque qu’on pratique la pelote et les forces basques. Partons à la découverte de ces sports si méconnus avec un petit goût de confinement malgré tout.

La pelote basque

La pelote basque s’inspire à la fois de la mythologie basque puis du célèbre jeu de paume n’est pas une discipline sportive à proprement parlé. Il existe 23 manières différentes de jouer. Le principe reste cependant le même. En équipe (de 2 à 5 joueurs selon les variantes), le but est d’envoyer une petite balle contre un mur (le fronton) avant qu’elle ne retombe sur le sol. Le point est marqué lorsqu’une faute est commise ou qu’une équipe n’arrive pas à renvoyer la pelote. Nous pouvons classer les différentes spécialités de pelote en en 3 pratiques distinctes. La plus ancienne est également la plus minimaliste puisqu’elle se pratique à main nue. D’autres pratiques sans raquette existent comme la Pasaka ou le Rebot, où les joueurs sont équipés de légers gants en cuirs. Plusieurs autres pratiques se font avec une petite raquette en bois (sans cordage) appelée « Paleta » ou « Pala ». La Paleta a plusieurs variantes : en cuir, à gomme creuse ou pleine. Certaines pratiques ont également recours à des raquettes plus classiques comme la « xare » qui se joue avec une longue raquette en bois et cordée ou encore le « frontenis », croisement moderne de la pelote et du tennis. Enfin, les spécialités de pelote basque les plus impressionnantes se font à l’aide d’une « chistera », un très long gant creux en osier, fabriqué à la main. Parmi les spécialités ayant recours à cet instrument, il y a la Chistera Joko Gabri ou encore la spécialité la plus médiatisée qu’est la « Cesta Punta ».
Pour pratiquer la pelote basque, il faut avant tout avoir de la force, de l’endurance, de la précision et de la vitesse. Même si on trouve surtout la pelote basque en France et en Espagne, il existe des championnats du monde pour plusieurs spécialités qui se jouent presque chaque année. Il est convenable de dire que chez les Basques, la pelote quelle qu’elle soit est bien plus qu’un sport mais un des piliers de leur culture. Là-bas, impossible de traverser un village sans y voir un fronton. Elle remplace le football dans le cœur des petits et grands qui la pratiquent pour beaucoup en famille, entre amis, en clubs ou à l’école. La Pelote est également un moyen de réviser sa langue basque puisque tous les points sont comptés dans la langue locale. Comme chaque sport, elle possède ses valeurs que sont le fair-play et la transmission.

Les forces basques

Les concours de forces basques ont toujours été importants dans le folklore basque. Elles sont la continuité des concours moyenâgeux entre fermiers. Rapidité, précision, endurance et bien sûr force sont les maîtres-mots de ces épreuves. Bien que toutes soient très physiques, elles sont variées. Il y a les épreuves de lever avec celui de la charrette où le compétiteur doit soulever une charrette en bois de 350 kilos et la faire pivoter sur un socle. L’épreuve est arrêtée lorsqu’une roue touche le sol. Il y a également le lever d’enclume où le participant doit soulever une enclume en métal de 18 kilos, le plus grand nombre de fois en un temps requis. Le lever de pierre où le concurrent doit soulever différentes pierres est l’un des plus impressionnants, le lever de paille.
À l’aide d’une corde et d’une poulie, le joueur dispose de deux minutes pour soulever un maximum de fois une botte de paille lourde de 45 kilos à 7 mètres du sol. La paille est également présente dans une épreuve de lancer où le but est de faire passer à l’aide d’une fourche une botte de paille de 12 kilos par-dessus des barres placées à différentes hauteurs. Les levers et les lancers ne sont pas les seules épreuves. En effet, les bûcherons ne sont pas en reste puisque deux épreuves de coupes de bois existent. Celle justement dite « des bucherons » où il faut couper des troncs le plus rapidement possible et celle « du scieur de long » où, par deux, il faut effectuer le plus grand nombre de coupes sur un tronc de 75 cm de diamètre.

Vous n’aimez pas les épreuves de soulevés ou de bûcheronnage ? Pas de panique, puisque vous pourrez vous essayer aux différentes épreuves de courses qui combinent vitesse, endurance et force. Il y a l’épreuve des bidons qui consiste à effectuer la plus grande distance possible avec un bidon de 41 kilos dans chaque main. L’épreuve du sprint avec le sac sur l’épaule peut aussi bien se pratiquer en individuel qu’en relais avec des équipes de 3 coureurs. La seule différence avec une course plus classique est que le témoin pèse 81 kilos et qu’il n’est d’autre qu’un sac de maïs. Que seraient les forces basques sans la mythique épreuve de tir à la corde ? L’épreuve oppose deux équipes de plusieurs tireurs qui s’affrontent lors de plusieurs rounds. Cela demande de la force mais également de la technique et de la flexibilité, puisque la position des tireurs est bien particulière et demande un entraînement spécifique. Toujours impressionnant à voir et bien moins enfantin que les non-initiés pourraient croire.
En pelote comme pour les épreuves de force, chaque village basque possède ses propres champions qui s’opposent lors de divers tournois. Un moyen pour ces basques passionnés de s’amuser, de s’affronter, de divertir le public aussi bien composé de touristes que de locaux, mais également de faire perdurer ces traditions multi-centenaires.

Crédits photos : Sud Ouest, Tidden et La France Agricole

Les Reporters Incrédules – 29 octobre

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