Dimanche dernier, la septième édition du grand prix de Russie s’est tenue à Sochi, une course loin d’être passionnante aux yeux des puristes de monoplaces. Malgré tout, Valtteri Bottas a su renverser la situation et prendre le pas sur un Hamilton pénalisé au terme de 53 tours relativement soporifiques. Il n’y a pas forcément de quoi se projeter sur le GP d’Allemagne à venir. Quoi que.

Le film de la course

Après des qualifications dominées outrageusement par Lewis Hamilton, on ne s’attendait pas à voir le Finlandais volant remporter une course avec aussi peu de suspense. Le départ est très houleux, et certains en payerons le prix fort. Le premier à partir à la faute n’est autre que Carlos Sainz Jr. Il percute un mur en prenant l’échappatoire au virage n°3, certainement aveuglé par les panneaux en polystyrène indiquant la sortie vers la piste. Pourtant, Verstappen l’avait emprunté sans problème, ce même tour. Derrière, ce sont les deux Haas qui prennent de superbes envolées, Magnussen et Grosjean se retrouvent respectivement 9e et 10e. À noter le départ de Lance Stroll qui entamait une belle remontée en partant de la douzième place, mais qui s’est achevée trop tôt à la suite d’un accrochage avec Leclerc. Ce dernier n’obtient aucune pénalité, assez surprenant au vu du contact. Logiquement, la Safety Car est de sortie et certains pilotes s’arrêtent aux stands pour chausser les hard dont Lando Norris, qui se plaint de sa monoplace. Ressortant dernier, il livrera avec Alex Albon et George Russell (3 rookies de 2019) une belle bataille au restart, qui tournera à l’avantage du thaïlandais.
Le reste de la course sera ennuyant à notre plus grand désarroi. Avec sa pénalité de 10 secondes, Hamilton perd la tête. La victoire est servie sur un plateau d’argent à son coéquipier. Verstappen aura eu un rythme suffisant pour conserver la deuxième position et devancer un Esteban Ocon qui garda son sillage jusqu’à son arrêt. Tour 42, une virtual safety car est annoncée des suites d’un tout droit au virage 3 de Grosjean, provoqué par une tentative de dépassement de Vettel. Aucune incidence sur la course qui continue avec une belle bataille pour la 9e place entre Norris et les rivaux de Red Bull (Albon et Gasly), qui perdurera quelques tours. Finalement, c’est le récent vainqueur français qui prendra les devants. Après 3 mois sans victoire, Valtteri Bottas s’impose enfin et montre qu’il est toujours présent. Pilote du jour et second sur le podium, Max Verstappen aura effectué une course solide. Quant au leader du championnat, sa remontée le sauve et lui permet de s’installer sur la plus petite marche du podium.

La bonne affaire de Renault, McLaren s’entrave

L’écurie française est un mystère cette année, tantôt forte sur les circuits moteurs, des fois sur les circuits typés aéro. C’est donc une bonne surprise de les voir arriver en cinquième et septième position. Ocon a même été dans le rythme de Riccardo, une belle progression pour le jeune français. Le changement de position entre les deux pilotes n’aura pas été utile. Finalement, la troisième force du plateau était bel et bien l’écurie d’Enstone sur ce week-end et non pas McLaren, qui s’est complètement raté. Un gâchis entre le crash de Sainz et la décevante 15e place de Norris. Le premier tour aura été tout simplement fatal. Un week-end noir à oublier, tant la malchance de l’espagnol est récurrente cette saison.
S’il y avait bien des déçus en Russie, le plus frustré était certainement Lewis Hamilton. Se plaignant sans cesse des décisions de la FIA depuis le début de saison, il ira même jusqu’à dire : « C’est comme ça. Oui, c’est excessif comme pénalité. Mais c’est attendu. Ils essaient de m’empêcher d’avoir le titre, de me barrer la route… N’est-ce pas ? » déclarait-il à Motorsport. Le champion britannique avait reçu une pénalité de deux points sur sa super licence à cause des incidents en essais libres. Finalement, les commissaires ont changé d’avis et ont infligé 25 000€ d’amende pour Mercedes. La faute provenant de son écurie et non de lui selon la FIA, après écoute des messages radio entre les deux parties.

Preview du GP de l’Eifel au Nürburgring

2013, un Allemand qui gagne en Allemagne. 2020, une écurie allemande l’emporte en Allemagne ? Probable. Sur ses terres, la W11 va possiblement, encore une fois, tout écraser. Vettel, dernier vainqueur là-bas, sera attendu, mais sa mauvaise SF1000 risque de ne pas l’aider à faire vibrer son pays. Un circuit avec beaucoup d’inconnues tant les monoplaces étaient différentes il y a 7 ans. Difficile à pronostiquer, Renault sera attendu au tournant après ses récents bons résultats, McLaren devra se relever et les Mercedes devraient cependant s’imposer assez logiquement tant la concurrence est loin derrière.
Ce qui est attendu, c’est la montée en F1 de deux jeunes pilotes prometteurs de la filière Ferrari pour les essais libres 1. Qui sont-ils ? Les deux premiers du championnat de F2, c’est-à-dire le fils du septuple champion du monde qui n’est autre que Mick Schumacher, actuel leader de sa catégorie et Callum Ilott, second à 22 points derrière. Ils rouleront respectivement avec Alfa Romeo et Haas. Arriveront-ils à montrer leur talent et à se hisser au niveau de pilote de F1 ? Affaire à suivre.

Crédits photos : L’Union, Automoto, Formula 1 News et Live GP

Kelman Marti – 3 octobre

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