Le GP de Monaco est un si ce n’est LE rendez-vous de l’année en Formule 1. Surmédiatisé et occupant toutes les unes des gazettes sportives, il est suivi dans le monde entier aux dépens parfois des autres courses se tenant tout au long de l’année. Ainsi, un week-end par an, les férus de sports automobiles et les addictes du « show » restent suspendus à leurs écrans durant les essais libres, les qualifications et le grand prix. Mais pourquoi cette course est si suivie et si spéciale ? Décryptons un évènement qui nous a si souvent assuré le spectacle mais qui manquera à l’appel en 2020, annulé pour cause du coronavirus.

Un circuit tortueux où l’erreur n’est pas permise

2 (Caradisiac)

Montrez une photo ne serait-ce d’une seule et toute petite partie du circuit de Monaco, un féru de sport automobile reconnaîtra très vite le prestigieux circuit. Avec des rues sinueuses, c’est un tracé passant par le port, le virage numéro 6 étant le réel symbole du grand prix. Aussi, le tunnel mais également la rascasse au virage numéro 16 le caractérisent. L’erreur est impossible et éliminatoire dans ces rues tortueuses contrairement à des circuits construits de toute pièces comme le Paul Ricard au Castellet. Ici comme en Azerbaïdjan et dans tous les circuits urbains, il n’y a pas de graviers, pas de pelouse ou de bas-côté : la faute est tout simplement fatale.
Au-delà de ces caractéristiques inédites et uniques, il peut faire la différence au niveau de la voiture. Pour les écuries comme Red Bull disposant d’un bon châssis, les monoplaces sont à leur aise. Concernant l’écurie de Verstappen et d’Albon, le peu de lignes droites et l’abondance de virages plus ou moins serrés fait que l’équipe est une des plus scrutée du paddock.

Un show assuré

3 (F1 Only)

De par les dépassements très difficiles et parfois même désespérés, les collisions, les crashs ou encore les erreurs de pilotage, on ne s’ennuie que rarement dans la principauté. Il se passe toujours quelque chose à Monaco, comme en 1996. Sur une piste humide, seulement 3 des 22 voitures passent le drapeau à damiers. Schumacher, Villeneuve, Alesi, Verstappen, Brundle, Hill et tous les autres ayant pour différents motifs abandonné, c’est Olivier Panis qui remporte le grand prix de Monaco, seul et unique podium de sa carrière.
Le spectacle est donc souvent au rendez-vous. À l’image plus récemment du malheureux Daniel Ricciardo en 2016, l’erreur peut ne pas provenir du pilote mais de l’équipe. Après avoir fait la pôle position et course en tête, il passe aux stands. Seulement, l’équipe n’était pas prête, les pneus manquaient à l’appel et au lieu de rester immobilisé quelque 2 ou 3 secondes, le pilote australien le fût 30 secondes. En sortant, la Red Bull de « Dani » voit passer la Mercedes de Lewis Hamilton, ce dernier remportera la course devançant Ricciardo. « J’ai juste envie de partir d’ici et ne veut pas savoir ce qui s’est passé », le pilote prendra sa revanche deux ans plus tard après une course maîtrisée à la perfection.

Des qualifications déterminantes

4 (Auto Hebdo)

Avec les difficultés du circuit, les qualifications sont primordiales du fait que bien souvent, elles déterminent en plus des places sur la grille l’ordre d’arrivée des pilotes. Régulièrement, les « pôle men » se sont imposés à Monaco comme Lewis Hamilton l’année dernière. Ainsi, la tension est palpable lors des séances de qualifications, ces dernières sont d’ailleurs très intenses et éprouvantes pour les pilotes, encore plus sur les circuits urbains car la concentration des protagonistes doit être double. Avec très peu de lignes droites, la négociation des virages durant tout le week-end est décisive. De ce fait, les qualifications sont une étape cruciale des 3 jours de course avec une pression grandissante et ce dès les essais libres, que certains arrivent à mieux aborder que d’autres.

Les grands de la F1 s’y sont illustrés

5 (Purepeople)

En plus d’être une course spéciale de par l’ambiance et la difficulté du tracé, le grand prix est prestigieux et estimé. Toutes les légendes et grands noms de la Formule 1 se sont imposés à Monaco. À commencer par Juan Manuel Fangio : l’argentin est venu à bout de ses concurrents en remportant à deux reprises en 1950 et 1957 le grand prix. Dans les années 1960, Graham Hill s’adjuge quant à lui 5 des 10 éditions de la décennie.
Puis Jackie Stewart se charge de la relève en gagnant 3 fois à Monaco (1966, 1971 et 1973) avant que l’immortel et la légende Niki Lauda ne soulève le trophée en 1975 et 1976. Par la suite, Monte-Carlo sera le théâtre de la plus grande rivalité de l’histoire de la Formule 1 entre un brésilien et un français. D’un côté Ayrton Senna, vainqueur de 6 éditions et de l’autre Alain Prost, lauréat de 4 éditions. Qui de mieux que Michael Schumacher pour suivre l’éclatante lignée des 5 victoires consécutives de la regrettée légende brésilienne ? L’allemand montera sur la première marche du podium en 1994, 1995, 1997, 1999 et 2001. En ce qui concerne le vingtième siècle, on retiendra en outre les victoires de Coulthard, Hamilton, Alonso et Rosberg…

Le « star system » ne manque pas à l’appel

6 (Daily Mail)

Si l’événement rencontre un vrai engouement, la présence et les visites du « star system » en sont la preuve. À chaque édition, les célébrités sportives ou non ne manquent pas à l’appel. À l’instar de Tom Brady, Cristiano Ronaldo, Kylian Mbappé mais aussi Will Smith et Leonardo Di Caprio pour le cinéma ou encore Justin Bieber pour la musique, les pilotes ne manquent pas de compagnie. Monaco c’est aussi ça. Comme l’a si bien dit Christian Horner devant les caméras de Netflix, l’argent n’est pas caché et est même exposé aux yeux de tous. Les yachts, les défilés de mode et autres forfanteries viennent compléter la liste des attractions présentes à Monaco lors du grand prix.

Ainsi, le grand prix de Monaco est spécial, réputé et suivi aux quatre coins du monde pour plusieurs raisons. Malheureusement, il faudra attendre 2021 pour retrouver la passion et l’engouement monégasque puisque pour cause du coronavirus, le GP a été annulé. Depuis 1954, ce sera la première fois que les virages tortueux de la principauté ne feront pas résonner le bruit des moteurs… Mais comme on dit, parti pour mieux revenir !

Crédits photos : Ruby Services, Caradisiac, F1 Only, Auto Hebdo, Purepeople et Daily Mail

 

Solal Pestana – 13 avril

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :